mardi, novembre 07, 2006




















Jumping Jack Flash

A.C. :
Bonjour Jack. Quelles sont les deux photos que vous nous proposez aujourd'hui ?
Jack :
Il s'agit de deux photos prises à l'époque, après tout pas si lointaine, où j'étais lycéen.
A.C. :
Et quel en est l'intérêt ?
Jack :
L'intérêt est que j'y figure.
A.C. :
Vous ? Vous êtes sur ces
photos ?

Jack :
Oui. À gauche, avec les lunettes rondes, c'est moi. Et Ségolène est à droite : on la reconnaît très bien sous son masque de Carnaval.
A.C. :
Jack, vous n'êtes pas sérieux. Vous venez de découper ces photos dans la pochette d'un vieux 45-tours des Rolling Stones !
Jack :
Qu'importe ce que vous voyez ou croyez voir : on ne voit bien qu'avec le cœur, l'essentiel est invisible pour les yeux. Regardez avec votre cœur et vous nous reconnaîtrez sans difficulté tous les deux.
A.C. :
Jack , vous n'allez pas nous réciter "Le Petit Prince" parce-que vous êtes vexé tout de même ?
Jack :
Je ne suis nullement vexé. Je vous informe que je pratique le pardon des offenses. J'ai été éduqué ainsi. Et j'ajoute que, comme Ségolène, j'ai reçu une éducation très stricte.
A.C. :
Toujours ce besoin d'en rajouter. Jack, ne le prenez pas mal, mais une fois encore cet article va faire l'objet de bien des critiques, et j'ajouterai qu'elles seront justifiées. Je vous rappelle que des lectrices ont protesté il n'y a pas longtemps contre le capharnaüm qui règne dans cette rédaction. Nous pouvons craindre des résiliations d'abonnements par centaines de milliers, et tout ce que vous trouvez à faire, c'est rendre la situation encore un peu plus confuse.
Jack :
Permettez-moi de vous proposer une dream team pour diriger votre gazette en perdition : un triumvirat composé d'Edouard de Rotschild, Edwy Plenel et Serge July ! Vous n'avez qu'un mot à dire, je passe quelques coups de fil et ils sont à vous tous les trois.
A.C. : Jack, cette gazette n'a pas besoin d'une dream team, elle a besoin de clarté dans sa ligne éditoriale.
Jack :
Je tiens à vous aider. Je vous propose d'organiser un Festival de Théâtre au sein de votre institution. Je m'occuperai de tout. Demain, tout ce que l'Avant Garde du jeune théâtre contemporain compte d'important se poussera du coude pour se produire ici.
A.C. :
Jack, cette proposition nous honore. Je vous propose d'en reparler tranquillement tout à l'heure, entre nous. Et en attendant, je prie nos lectrices et nos lecteurs de nous pardonner l'audace de ce nouvel écart.
Jack :
Oui, de l'audace ! Toujours de l'audace !

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