dimanche, septembre 09, 2007

La bonne surprise de l'été

Un jour ou l'autre, il faudra qu'il y ait la guerre
On le sait bien
On n'aime pas ça, mais on ne sait pas quoi faire
On dit : "C'est le destin"

Tant pis pour le Sud
C'était pourtant bien
On aurait pu vivre
Plus d'un million d'années
Et toujours en été
Nino Ferrer - Le Sud

C'est le Sud. Et depuis plus de trente ans, il y a la guerre. La guerre orage, la guerre fantôme, la guerre cachée, la guerre tant pis. Est-ce parce-que les hommes ne sont que des invités, est-ce parce-que ce sont des femmes qui nous guident dans les rues de Beyrouth que l'on parvient à l'oublier ? Les rues de Beyrouth sont italiennes. La langue de Beyrouth pare son arabe de mots latins, balises rouges et vertes d'un chenal ouvert sur le passé, qui nous rappellent que le Liban a été notre cousin insouciant. Nous rappellent que pour n'être plus insouciant, le Liban est toujours notre cousin. On se dit indifféremment bonjour ou sabâh el kheîr. Les demoiselles sont des donzelles, le rire et l'amitié aident à supporter les peines d'amour, l'amour joue à cache-cache. Le caramel les rend belles. Le caramel nous rend gourmands.

Aucun commentaire: