mardi, mars 27, 2007















Depuis le temps qu'on vous le dit : ça fait circuler le sang

Relevé dans le magazine Elle de cette semaine, à la rubrique "Les massages, ça marche", ce conseil aux dames et demoiselles soucieuses d'affiner leur silhouette :

"Matin et/ou soir, appliquez une crème ou une huile minceur (sur peau humide, ça va plus vite), puis, avec une tapette à mouches, "fouettez" doucement votre peau jusqu'à la faire rougir (dans le rituel du sauna finlandais, on le fait avec des branchettes de bouleau). Améliore la circulation du sang et fait circuler les toxines."






samedi, mars 24, 2007

SPÉCIAL CAMPAGNE PRÉSIDENTIELLE
COUP DE TONNERRE DANS UN CIEL SEREIN

A.C. : Jack, vous voici donc dans nos studios pour une communication de la plus haute importance ?
Jack :
Mon cher ami, n'ayons pas peur des mots, ce que je vais annoncer ici et maintenant va faire l'effet d'un coup de tonnerre dans un ciel serein.
A.C. :
Jack, vous avez toute notre attention.
Jack :
J'ai décidé de soutenir la candidature à la Présidence de la République de monsieur Gérard Lenormand.
A.C. :
Comment ? Vous lâchez vos amis en pleine campagne ?
Jack :
Ce sont plutôt eux qui me lâchent. Lors du dernier meeting, c'est tout juste si j'ai pu approcher des petits fours. Comprenez-moi bien, je ne peux pas me contenter de l'ombre du deuxième rang. Il me faut les feux de la rampe.
A.C. :
Et avec Gérard Lenormand vous les aurez ?
Jack :
Il m'a nommé Directeur de Campagne et je suis d'ores et déjà Vice Président dans son...
A.C. :
Mais Jack, notre constitution ne prévoit pas de Vice Président...
Jack :
Sachez, et cela sera ma modeste contribution à notre grand projet, que l'actuelle constitution, poussiéreuse et ennuyeuse, sera remplacée par le texte du "Rigodon de deux cuillers". Donc, comme je vous le disais, je suis d'ores et déjà Vice Président dans le shadow cabinet de monsieur Lenormand.
A.C. :
Son shadow cabinet ? Je croyais que nous ne supportiez pas l'ombre ?
Jack :
Celle-là est toute transitoire.
A.C. :
Jack, vous semblez délibérément ignorer un détail d'importance, ce qui est étonnant de la part d'un éléphant tel que vous, qui a l'expérience et la ruse d'un vieux renard...
Jack :
Ah oui ? Et de quel détail s'agit-il ?
A.C. :
Monsieur Lenormand ne peut pas être élu : il n'a pas déposé ses signatures !
Jack :
Foin des grincheux et des tièdes ! Nos signatures, ce sont les mots d'espoir que nous graverons dans le cœur et dans l'âme de la nation !
A.C. :
Tout de même...
Jack :
Fi ! Fi vous dis-je ! Cessez avec vos doutes !
A.C. :
Bien, si vous le dites. mais il reste le programme. Quel est le programme de monsieur Lenormand ?
Jack : Son programme n'a pas changé depuis le premier jour. Monsieur Lenormand n'est pas une girouette.

A.C. :
Pouvez-vous nous en rappeler les grandes lignes ?
Jack :
Toutes les pâtisseries déclarées publiques. Ce sera notre premier acte de gouvernement. Les jours de conseil : pique-nique. On f'ra des trucs marrants : réception la nuit du corps diplomatique dans une super disco à l'ambiance atomique. La guerre à grands coups de rythmique. Rien ne sera comme avant. Orangeade au bord des fontaines, manèges sur toutes les esplanades. Bref : l'éclate totale.
A.C. :
C'est en effet un programme séduisant, et qui semble avoir l'avantage de ne pas devoir être trop coûteux. Nous mettrons en bas de page un lien renvoyant à la profession de foi de votre candidat, afin que nos lecteurs puissent la lire dans son intégralité et ainsi juger par eux-mêmes. Mais une question reste posée : avec qui monsieur Lenormand gouvernera-t-il ? Car aux dernières nouvelles, il n'a pas de parti.
Jack :
Gérard puisera dans la société civile les forces vives de l'intelligence et de la beauté qui feront à nouveau et comme jamais briller l'étoile France dans le firmament de l'Europe, du monde et de l'univers.
A.C. :
Pouvez-vous nous donner quelques noms ?
Jack :
Là encore, je vous renvoie à notre projet initial. Gérard est fidèle en amitié.
A.C. :
Et donc ?
Jack :
Mickey, bien sûr, premier ministre...
A.C : Bien sûr...
Jack : Simplet à la culture nous semble toujours une évidence.

A.C. :
Vous escomptez par ce choix garder toute votre influence dans ce qui restera votre domaine réservé ?
Jack :
Ironie mise à part, sachez que j'ai pour Simplet beaucoup d'amitié, et j'ajoute que cette nomination n'a rien à voir avec un quelconque copinage. Si vous me le permettez je poursuis. Tintin à la police et Picsou aux finances...
A.C. :
Cela ne nous changera pas beaucoup...
Jack :
Zorro à la justice, Minnie à la danse, Tarzan ministre de l'écologie...
A.C. :
Monsieur Hulot va pouvoir prendre des vacances...
Jack :
Et enfin Bécassine au commerce et Maya à l'industrie.
A.C. :
Vous n'êtes donc pas rancunier ?
Jack :
Je ne vois pas ce que vous voulez dire.
A.C. :
Jack, merci de nous avoir réservé la primeur de cette nouvelle pour le moins surprenante. Et au risque de subir les foudres du CSA, nous souhaitons bonne chance à votre candidat.

  • Profession de foi de monsieur Gérard Lenormand
  • mercredi, mars 21, 2007

    GRIFFÉE
    Fabliau en deux actes
    et huit tableaux

    ACTE PREMIER
    Celle qui hésite

    - Je prends ces lunettes.

    - Je prends également celles-ci. Mais, dites-moi... Qu'y a-t-il dans ce gros carton à chapeau rouge ?
    - Une fessée, mademoiselle.

    - Une... Une fessée ? Vous voulez dire qu'elle est...

    - Griffée ? Mademoiselle, sauf votre respect, cela va de soi.

    - Très bien. Je la prends aussi.

    - C'est idiot. Je n'aurais jamais dû acheter cette fessée. Je n'en aurai jamais l'usage.

    - Tout de même... Après tout... Si j'essayais ?

    - Il faudra que je me mette comme ça ?

    - Oui mais tout de même... Dans un aussi gros carton... Cela doit être une grosse fessée...

    - Qui ne risque rien, n'a rien. Je compte jusqu'à trois, et je l'ouvre.

    Lindsay est photographiée dans sa quête par Mert et Marcus.

    DEUXIÈME ACTE
    Celle qui a osé



    - Ce balourd ne m'a même pas laissé le temps d'enfiler mon parafouet ! Si j'avais su, j'aurais plutôt pris un sac à mains...



    DEUXIÈME ACTE
    Celle qui a osé



    - Ce balourd ne m'a même pas laissé le temps d'enfiler mon parafouet ! Si j'avais su, j'aurais plutôt pris un sac à mains...

    mardi, mars 20, 2007

    GRIFFÉE
    Épisode de la vie quotidienne
    En sept tableaux plus un

    Celle-ci hésite

    - Je prends ces lunettes.

    - Je prends également celles-ci. Mais, dites-moi... Qu'est-ce qu'il ya dans ce gros carton à chapeau rouge ?
    - Une fessée, mademoiselle.

    - Une... Une fessée ? Mais, vous voulez dire qu'elle est...

    - Griffée ? Mademoiselle, sauf votre respect, cela va de soi.

    - Très bien. Je la prends aussi.

    - C'est idiot. Je n'aurais jamais dû acheter cette fessée. Je n'en aurai jamais l'usage.

    - Tout de même... Après tout... Si j'essayais ?

    - Il faudra que je me mette comme ça ?

    - Oui mais tout de même... Dans un aussi gros carton... Cela doit être une grosse fessée...

    - Qui ne risque rien, n'a rien. Je compte jusqu'à trois, et je l'ouvre.

    Lindsay est photographiée dans sa quête par Mert et Marcus.



    samedi, mars 17, 2007

    Le retour du parafouet

    Le bon petit diable en rit encore. Lui qui devait braver les foudres de la redoutable Madame Mac Miche et qui heureusement pouvait compter sur la bonne et ingénieuse Betty (merveilleuse Bernadette Lafont ! dirai-je en devançant pour une fois notre JCB national)
    pour l'aider à se protéger par d'habiles contre-mesures a été bien surpris de découvrir dans un magasin que le parafouet faisait un retour triomphant.
    C'est bien connu, les grandes filles sont parfois audacieuses, voire intrépides. Afin de tempérer les conséquences cuisantes éventuelles de leurs entreprises par trop téméraires, une Betty moderne a eu l'idée d'imaginer un short qui mêle l'utile (rembourré aux points d'impact les plus probables) à l'esthétique (un peu de dentelle n'a jamais fait de mal à personne) :
    L'idée trouva preneur : la société Protection Rouge (1) s'en empara et releva le défi. Afin de ne pas trahir l'ultime raison d'être de ce short habilement rembourré, il fut décidé de prétendre qu'il était destiné aux surfeuses craignant le contact trop brutal de la neige dure lors des chutes. C'est ainsi que désormais ce vêtement extraordinaire est disponible dans la boutique au coin de la rue :
    Le principe gagant en est : "to protect your derriere" avec élégance.
    Mais, me direz-vous, puisqu'il existe des Betty modernes, n'est- il pas à craindre qu'il existe aussi des Mac Miche modernes ? Je ne pourrais que vous répondre que oui, c'est à craindre. Et si une telle Mac Miche avait l'idée de dépiauter le short miracle, voici les deux petits secrets en forme de mains protectrices qu'elle trouverait bien cachés dans le tissu couvrant les fesses :
    Mais je compte sur vous pour ne JAMAIS lui vendre la mèche !!!

    (1) Un nom codé, bien entendu. Le parafouet est caché parmi une pléthore d'articles. Il est idenifiable grâce à son nom sans équivoque : "Impact Short". La société en question est accessible à une adresse secrète : www.redprotection.com

    mercredi, mars 14, 2007

    Où y a pas d'gégène, y a pas d'plaisir :
    De Tintin en Amérique à Torquemada au Pays de l'Ordre Nouveau


    Ayant découvert il y peu l'existence de l'agent Jack Bauer, je dois reconnaître que, comme beaucoup semble-t-il, j'ai dévoré les petites galettes DVD avec une indéniable gourmandise.
    Et pourtant, à mesure que passaient les "Saisons", le malaise est allé grandissant.
    Au Printemps, Jack est un gentil garçon confronté à des représentants sans scrupules de l'Axe du Mal, avec pour compliquer un peu la situation quelques jeux de pouvoirs au sommet de l'état et des traîtres qui parlent américain comme s'ils avaient toujours mâché du chewing-gum et pas des rahat loukoums. Jack leur colle des baffes et ça leur remet les idées en place. C'est un peu Tintin qui aurait piqué la potion magique d'Astérix. Il y a bien une petite scène de torture, mais on comprend que c'est vraiment passqu'on peut pas faire autrement et de toute façon la saison est bientôt finie.
    En Été, Jack est un garçon qui a perdu son rasoir. Cette fois il est confronté à des représentants sans scrupules de l'Axe du Mal, avec pour compliquer un peu la situation quelques jeux de pouvoirs au sommet de l'état et des traîtres qui parlent américain comme s'ils avaient toujours mâché du chewing-gum et pas des rahat loukoums. Tintin peut aller se rhabiller. Astérix, ta potion magique, tu peux te la garder, on a la recette de l'Agace Chakhra et du Penthotal au Curare, c'est 'ach'ment plus rigolo.
    En Automne, Jack ne quitte plus ses lunettes de soleil et décide de continuer à être mal rasé. Il est confronté à des représentants sans scrupules de l'Axe du Mal, avec pour compliquer un peu la situation quelques jeux de pouvoirs au sommet de l'état et des traîtres qui parlent américain comme s'ils avaient toujours mâché du chewing-gum et pas des rahat loukoums. Il roule en 4x4 surélevé ou en Hummer, et merde à Kyoto. Il tire avant de causer, ce qui lui fait gagner un temps précieux. Et quand lui ou un de ses copains décident d'employer la torture, plus personne ne vient faire de chichis. Nan mais, on n'est pas des lavettes !
    En Hiver, Jack devient franchement impoli. Il ne tient plus la porte aux dames et on voit bien qu'il n'hésiterait pas longtemps avant de se moucher dans sa manche. Il est confronté à des représentants sans scrupules de l'Axe du Mal, avec pour compliquer un peu la situation quelques jeux de pouvoirs au sommet de l'état et des traîtres qui parlent américain comme s'ils avaient toujours mâché du chewing-gum et pas des rahat loukoums. Désormais, afin de ne plus perdre de temps en bavardages inutiles, la torture est non seulement normale, admise par tous, mais utilisée de façon systématique, à peu près à chaque épisode. Elle fait partie du "job". Elle est même utilisée, rationalisme oblige, de manière préventive : "On va la torturer, comme ça on verra bien si elle a quelque chose à dire." Les personnes torturées alors qu'elles étaient innocentes ne mouftent pas après coup(s), comme si se faire électriser et arracher les dents à vif par ses collègues de bureau était la chose la plus naturelle au monde. On comprend que Nietzsche Prisunic n'est pas
    loin : "Quand tu vas au renseignement, n'oublie pas ta gégène." À moins que ce ne soit "Torture le suspect : si tu ne sais pas pourquoi, lui le sait." On assiste même à cette scène merveilleuse de Patriot Actisme : un ministre du gouvernement américain demande que son fils soit torturé pour être sûr qu'il ne fait pas de la rétention d'information. Édifiant. Ce n'est plus Tintin au Nouveau Monde, c'est Torquemada au Pays de l'Ordre Nouveau.
    Bon, tout compte fait, je me demande si ne je vais pas revenir à "Ma Sorcière Bien Aimée". Ou "Belle et Sébastien" ?

    Eh, monsieur Zimmerman, chante nous une chanson
    Dis-nous que t'inquiète la sombre forêt où s'enfonce ton pays.

    dimanche, mars 11, 2007

    Méthode Rose (suite du 15/02/2007)
    La fessée facile pour débutants


    Premier Degré

    Apprentissage de la régularité


    Notes préalables.

    Suivant la convention internationale la plus communément admise, l’instrumentiste sera désigné par le signe “F”, tandis que “f” désignera la personne partenaire passive (nous verrons que cette passivité est toute relative).

    Contrairement à ce que prônent certaines méthodes, nous déconseillons vivement la pratique sur un objet inerte, type oreiller, coussin, ou ballon de plage. Si cette approche permet de pratiquer dans un relatif silence, elle a l’inconvénient de fausser l’arc des sensations, essentiel dans la pratique de la fessée. Résilience, rougissement, chaleur, clarté du son, richesse des harmoniques : autant d’éléments essentiels qui seront tout bonnement absents si vous faites le choix d’un tel artifice.

    À l’inverse, nous ne prônons pas non plus la pratique exclusive sur peau nue. Entendons-nous bien, la main doit toujours être nue : la fessée donnée d’une main gantée est une hérésie. Mais comme nous le verrons, lors de la recherche d’un effet de sourdine, la culotte peut et même doit parfois être laissée en place.
    Autre point essentiel : le respect du tempo. Vous pouvez vous aider d’un métronome ou d’une boîte à rythme. Pour chaque exercice, nous vous suggérons de commencer par un tempo moyen, comme 60 battements par minute, pour arriver progressivement à 120 battements par minute.


    Choisissez un siège qui offre une assise confortable mais ferme. Nous déconseillons formellement aux débutants de pratiquer avachis au rebord d’un lit ! Ayez les pieds appuyés, la tête droite, les bras très souples. Après avoir franchement baissé sa culotte, aidez f à s’installer en travers de vos cuisses. f doit se laisser aller avec “l’abandon du drapé d’une étoffe pleine et douce, tempéré par la tonicité de l’attende émue” (1).
    Posez votre main directrice naturellement, sans raideur, sur la fesse la plus éloignée, de telle façon que le pouce se trouve sur la même ligne que le petit doigt. Les doigts auront une forme arrondie.

    Levez bien haut la main. Imaginez qu’un fort élastique la relie à la fesse qu’elle vient d’abandonner, et ressentez l’appel de cet élastique croître à mesure que votre main s’élève. Cédez. Votre main revient à son point de départ “comme reviennent l’éclair à la vanille et le baba au rhum” (2). Surtout ne vous désespérez pas si au départ le son obtenu est trop sec ou chétif : la pratique aidant, il deviendra clair et éclatant. f répondra à cette première sollicitation manuelle :

    - en faisant un petit mouvement de va-et-vient avec le pied du côté correspondant à la touche;

    - en vocalisant “Aïe !”.

    Posez à présent votre main sur la fesse la plus proche. Recommencez la séquence à l’identique pour elle. La conduite de f sera la même, avec une simple variante pour la vocalise : “Ouille !” au lieu de “Aïe !”.

    Enchaînez ensuite à nouveau première et seconde séquence, ad libitum.

    Travaillez lentement et fort.

    Quand vous aurez gagné de l’assurance, accélérez peu à peu le rythme.
    Cessez l'exercice lorsque les fesses de f seront d'un rouge brique bien uniforme.

    Récréation :


    Fessez en rythme en chantant “La cloche du vieux manoir”. Les syllabes ou les “!” en rouge correspondent aux impacts.


    "C’est la cloche du vieux manoir

    Du vieux manoir
    ! !
    Qui sonne le retour du soir
    Le retour du soir
    ! !
    Ding ! Dong !
    Ding ! Dong !"


    N.B. Dans le cadre d’une classe de Conservatoire, les élèves s’appliqueront à cette récréation par couples en changeant bien sûr de rôle régulièrement. Lorsque chacun sera bien au point, la récréation sera interprétée comme il se doit, en canon.


    (1) Théodore Ambrosius - Savoir recevoir - Éditions du Coudrier - 1897

    (2)) Martine Daumier - La fessée, une gourmandise méconnue - Éditions des Verts Paradis - 1954


    Photographie : H. Baaske.
    Cette méthode est publiée avec l'aimable autorisation du Cercle des Araignées Bibliophiles de la Rue Richelieu.

    © Amour Cuisant 2007