jeudi, juillet 26, 2007

Halte aux coups de soleil !

Un moyen simple de prévenir les coups de soleil est de rougir énergiquement à la main la zône à protéger en priorité, selon les indications de l'illustration ci-dessus. Le soleil arrive, bien décidé à darder ses rayons sur la zône en question. Oui, car le soleil, qui est très coquin en été, commence TOUJOURS par essayer de darder sur cette zône avant toute autre. Mais là - surprise ! - il constate que la zône est déjà bien rougie. Il se dit : "Pas de doute, je suis déjà passé par là. Comment ai-je pu oublier ? J'aurais dû me coucher plus tôt hier soir." Et hop ! Le tour est joué : le soleil renonce à darder et file proposer un rendez-vous à la lune pour se donner une contenance.

Amusant et intéressant : Notez bien que cette ruse innocente et communément pratiquée explique pourquoi le soleil se couche de plus en plus tôt à mesure que passent les jours d'été.

© Amour Cuisant Amusant et Intéressant 2007

mardi, juillet 24, 2007

Du renfort !

- Où allez-vous d'un pas si alerte ?
- Nous allons donner des coups de main - nous ne vous dirons pas où - à la fière phalangette des lectrices d'Amour Cuisant.

samedi, juillet 21, 2007


Lettre à la lectrice et au lecteur

Voilà un an et demi que je blogue et déblogue sur ce blog. Le temps, pourquoi pas, de se poser cette question : chère lectrice, cher lecteur, qui es-tu ? Car après tout, ce blog, s'il blogue, c'est avant tout pour toi.

D'abord, tu es PEU NOMBREUX. Oui, je l'avoue, j'ai cédé au péché d'orgueil, et j'ai consulté en douce un de ces petits détectives électroniques qui vous soufflent à l'oreille le nombre de visites quotidiennes sur votre site. Bon, disons que ce nombre est assimilable à une poignée et que nous sommes loin de la phalange. Moi qui, en commençant ce blog, me voyait déjà surfant sur la vague du succès, invité dans de prestigieuses émissions de télévision... Non, pas Beigbeder, encore moins Ardisson... Moi, j'aurais bien aimé Radioscopie... Cette musique, vous savez, la flûte traversière insouciante et élégante... "Radioscopie... Amour Cuisant... Jacques Chancel"... Cela aurait commencé par quelque chose du genre : "Amour Cuisant, étonnante réussite que la vôtre : en quelques semaines, vous êtes devenu mondialement connu, et consécration suprême, vous êtes cette semaine en couverture du magazine Time..." Et pour conclure,
bien sûr : "Amour Cuisant... Et Dieu, dans tout ça ?" Bon, je dois bien admettre que je ne suis toujours pas en couverture de Time, et que la réussite est confidentielle. Je rêvais de t'offrir une cathédrale, et je n'ai à te proposer que la petite église qui se tait et qui dure. Donc, tu es peu nombreux. Disons même que tu es RARE. Donc tu es PRÉCIEUX.

Ensuite, tu a de la CONSTANCE. Car il en faut, pour continuer à pousser la porte de cet endroit, alors qu'on ne sait jamais ce qu'on va y trouver. Que penser par exemple, de la dernière publication, ce gag-sorbet douteux au citron ? Note, chère lectrice, cher lecteur, que je n'y suis pour rien. C'est un coup du professeur Shoubidoua qui prétend ainsi se venger d'avoir été réveillé pendant sa sieste pour répondre à des questions stupides. Mais j'imagine ta réaction atterrée, ton découragement. Je t'entends d'ici dire : "Cette fois, c'est dit, c'est la dernière fois que je mets les pieds ici." Et je ne peux que soupirer en espérant qu'encore une fois, tu oublieras, ou tu pardonneras, et tu reviendras.

Ensuite, tu as LE GOÛT DES BELLES CHOSES. Ce qui le prouve, c'est la carte du Club que tu gardes précieusement dans la poche secrète de ton portefeuille, un privilège que vous êtes bien peu à partager : ce qui est le côté positif du point numéro un énoncé ci-dessus.

Ensuite, tu FRÉQUENTES DES GENS CÉLÈBRES : ceux qui sont invités régulièrement ici pour des interviews exclusives. Bon, je reconnais que ces derniers temps, les célébrités se sont faites un peu rares, peut-être parce-qu'elles soupçonnent qu'ici l'éclairage médiatique ne sera pas optimal (cf point numéro un) ? Il y a aussi le fait que certaines sont occupées à moderniser les institutions, d'autres sont en tournée d'été, d'autres en voyage interstellaire à la recherche de Cirrus Minor. Mais je ne peux pas croire qu'ils nous ont tout à fait oubliés. C'est certain, nous les reverrons. Enfin, j'espère.

Ensuite, tu es SYMPA. La preuve : lorsque tu prends la plume pour écrire un commentaire ou une lettre, c'est toujours pour dire des choses gentilles. Et je t'en suis gré, car j'adore qu'on me dise des choses gentilles.

En conclusion, chère lectrice, cher lecteur, je te suis fort reconnaissant d'être là, tant il est vrai que le plaisir que j'ai à écrire n'a de sens que par le plaisir que tu peux avoir à me lire.
C'est grâce à ta présence que, lorsque je regarde la surface de l'eau, je peux voir au delà de mon simple imaginaire.
Il me reste à prendre congé de toi et à te dire : au plaisir,

Amour Cuisant


Pas un zeste, je suis givré !

mardi, juillet 17, 2007

Professeur Shoubidoua : "Moins cher qu'une thalasso !"

Hasard du calendrier : la fessée des Pyrénées vient tout juste de faire parler d'elle, et voilà que ces jours-ci, dans les eaux de la Méditerranée, au large de Monte Carlo, c'est une fessée marine qui donne le grand frisson au baigneurs ! Qui était mieux placé que le Professeur Shoubidoua pour nous parler de cette extraordinaire coïncidence ? Personne, assurément. Il a bien voulu interrompre sa sieste pour répondre à quelques questions.
A.C. : Professeur, que penser de cette fessée marine qui sème le trouble au large de Monte Carlo ? Il semble qu'elle soit très impressionnante : est-elle dangereuse ?
Prof. Shoubidoua : Impressionnante, on peut le dire. Elle pèse tout de même près de quatre tonnes. Mais ne vous y trompez pas : il s'agit d'un jeune sujet égaré, sans doute aussi inquiet et désemparé de se retrouver là, perdu et loin des siens, que les baigneurs que vous évoquez. Sinon plus !
A.C. : Professeur, pardon d'insister, mais est-elle dangereuse ?
Prof. Shoubidoua : Nous n'avons pas à faire à un prédateur : elle ne cherchera jamais à attaquer les baigneurs. Mais...
A.C. : Mais ?
Prof. Shoubidoua : Les fessées marines sont très joueuses. Il n'est pas exclu que celle-ci se laisse tenter... Je veux dire... Vous savez, avec les maillots de bain d'aujourd'hui, qui révèlent plus qu'ils ne cachent...
A.C. : Vous conseillez donc aux baigneuses la plus grande prudence dans le choix de leur maillot de bain ?
Prof. Shoubidoua : À moins qu'elles ne soient en mal de sensations fortes, oui, je leur donne ce conseil.
A.C. : Depuis que la nouvelle est connue, des centaines de baigneuses, loin de suivre la ligne de conduite que vous préconisez, se précipitent sur les plages d'où a été aperçue la fessée. Elles avancent un peu dans l'eau, puis, tournant le dos aux vagues, elles baissent le bas de leur maillot et offrent leurs rondeurs dénudées aux flots bleus et à la menace qu'ils recèlent : une menace qui ne semble guère les effrayer ?!
Prof. Shoubidoua : C'est tout simplement qu'elles sont en mal de sensations fortes. Cela dit, la fessée marine est un excellent moyen de lutter contre la cellulite.
A.C. : Professeur, vous rendez-vous compte qu'en vous lisant, ce ne sont pas des centaines, mais des milliers de baigneuses qui vont se précipiter sur ces plages ?
Prof. Shoubidoua : On peut dire que celles qui se précipiteront après m'avoir lu et qui m'auront cru, lustucru, n'auront pas volé une rencontre avec la fessée marine.
A.C. : Professeur Lustucru, pardon, Shoubidoua, que faut-il faire ? Essayer de tracter cette fessée vers le grand large ?
Prof. Shoubidoua : Le mieux est de la laisser tranquille. Il faut souhaiter qu'un banc de fessées marines passera rapidement dans le secteur où elle s'est égarée et qu'elle rejoindra ses congénères.
A.C. : Professeur, quel est le document que vous nous proposez en illustration de cet événement peu commun ?
Prof. Shoubidoua : Je passe mes vacances en Bretagne. Aussitôt connue la nouvelle en provenance de Monte Carlo, j'ai expliqué à mes hôtes qu'il n'y avait aucune raison pour que la Méditerranée soit seule à bénéficier d'un événement aussi bénéfique pour le tourisme. Pensez donc : des milliers de baigneuses, bientôt sans doute des centaines de milliers de baigneuses !
A.C : Mais quel rapport avec cette photo ?
Prof. Shoubidoua : Il s'agit d'une cérémonie propitiatoire, qui sera répétée chaque jour, jusqu'à l'arrivée au large de notre plage d'une fessée marine digne de ce nom. Et que les baigneuses se le disent : elles sont toutes conviées à participer à cette cérémonie. Il y en aura POUR TOUT LE MONDE ! Rendez-vous chaque matin à 9hoo devant l'Hôtel de la Plage.
A.C. : Professeur, merci d'avoir interrompu votre sieste pour répondre à nos questions.
Prof. Shoubidoua : Sans compter que c'est beaucoup moins cher qu'une thalasso, puisque c'est gratuit !

© Amour Cuisant 2007

lundi, juillet 09, 2007

Recette pour jour de pluie

Puisque l’été boude, puisque le soleil ne se décide pas à chasser nuages et frimas, pourquoi ne pas vous offrir un bon repas qui vous réconfortera de la pluie, du vent et du froid ? J’ai feuilleté pour vous un vieux livre de cuisine (*) aux pages fatiguées et cornées, avec des miettes cachées entre les pages, des taches de jaune d‘œuf et de chocolat, bref, un livre de cuisine qui a vécu sa vie, et je vous ai cherché le menu de ce soir. Un sauté de veau aux petits légumes ? Un bœuf bourguignon de derrière les fagots ? Un pot-au-feu ? Ah, voici une recette propre à vous réchauffer, calorique et roborative : la fessée à la diablotine. Je vous la livre telle quelle.

Fessée à la diablotine
Pour 5 à 6 pers.
Tps de préparation : 20 mn
Tps de cuisson : proportionnel à la rougeur obtenue lors de la dégustation

Arrivez au marché suffisamment tôt afin d’avoir droit au premier choix. Même si vous avez vos habitudes, n’hésitez pas à faire un petit tour de repérage. Évitez les vendeurs au sol ou à la brouette. Demandez que l’on vous serve une belle fessée entière, impérativement DU JOUR, prise bien entendue sans la culotte. Il est préférable qu’elle soit apprêtée.

Préparez une marinade : un demi-litre de clairet, allongé d’eau tirée du puits d’où vous avez vu sortir toute nue la vérité. Relevez avec des graines d’insouciance et un zeste d’impatience. Laissez mariner au moins quatre heures.

Pendant ce temps, préparez une crème de grandes asperges bien fouettées au martinet. Réservez.

Préchauffez votre imagination à 250°.

Enfournez la fessée marinée, laissez l’émotion vous saisir, puis laissez mijoter à feu doux pendant au moins deux heures.
Présentez la fessée accompagnée de la crème de grandes asperges bien fouettées au martinet et agrémentée de quelques orties blanches.
Servez très chaud, jusqu'à obtention d'une belle couleur rouge vif.

Le conseil de Mariette : pour accompagner au mieux ce plat, buvez du petit lait.


(*) Chaudes recettes d'hier et d'aujourd'hui - Mariette Minlaiste - Éditions du Petit Mironton - 1955.


© Amour Cuisant 2007