mardi, janvier 08, 2008

Entre les deux, mon cœur balance ...

Il y a d'abord "La visite de la fanfare" : un conte plein d'humour et d'émotion, les mésaventures douces-amères des membres le la fanfare de la police d'Alexandrie égarés au fin fond de la cambrousse israélienne. Les uniformes flambants neufs et empesés, ça ne nourrit pas son homme : il faut bien trouver le gîte et le couvert. Cela signifie passer le cap de la défiance instinctive, briser la glace, et découvrir que l'Autre, en face, connaît les mêmes difficultés, les mêmes frustrations, a les mêmes attentes. Que l'Autre est capable d'écouter et de comprendre. Bref, que l'Autre n'est pas si différent, finalement. Les fils de vie s'entremêlent pour quelques heures, et se tissent les souvenirs de demain. Une fable contée avec un humour aussi percutant que tranquille.
Et puis il y a "La graine et le mulet", ou comment faire un thriller méditerranéen autour de la préparation d'un couscous géant. Avec une fessée en apéritif. Une double fessée servie bien claquante, pour être précis. Merci Violaine de Carné. Et une danse orientale époustouflante en plat de résistance. Merci Hafsia Herzi. Et entre les deux, tout ce qui entre dans la recette du couscous de nos vies : l'amitié, le rire, les larmes, la lâcheté, le renoncement, la colère, la joie, la solidarité, l'agacement, la surprise. Et l'amour, bien sûr. Ah oui, j'allais oublier : le piment. Très important, le piment.
On va voir ces deux films, et on se dit : "Il y a de l'espoir, finalement".
Toda, Monsieur Kolirin.
Choukrane, Monsieur Kechiche.

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