mardi, avril 29, 2008


An 2035
- La Loi de Prohibition Générale est en vigueur depuis cinq ans. Cette loi rassemble et complète toutes les lois de prohibition préexistantes. Désormais, sont notamment interdits (liste non exhaustive) : l’herbe à Nicot, les boissons fermentées (y compris les yaourts à boire), les rahats-loukoums, le fromage à raclette, les guilis-guilis ainsi que toutes autres formes de chatouillis, les siestes crapuleuses, les gros mots, les bubble-gums, les chansons sous la douche, les bulles de savon, la confiture de roésine, le jet de boulettes de mie de pain, et la fessée. Cette dernière interdiction est une des plus difficiles à faire respecter. Speakeasys, vendeurs à la sauvette : les récalcitrants apprennent vite où et comment se procurer leur dose de sensations cuisantes. Une équipe d’incorruptibles a été mise en place. Dirigés par l’inspecteur Eliot Ledragon, ils pourchassent sans relâche ceux qui osent défier la loi.

A.C. Productions présentent :

LA MAMAN RÉCALCITRANTE
Une aventure inédite des Incorruptibles

Saison 4052 - Épisode 34568

18h23
Standard téléphonique du Numéro Rouge Tomate, mis en place pour centraliser tous les appels concernant les infractions à la loi de prohibition de la fessée.
- Allô ? Oui, vous êtes bien en relation avec Rouge Tomate. Je vous écoute...

Quelques instants après :
- Du boulot pour vous, Inspecteur. Un gamin vient de se voir refiler une fessée de contrebande par sa mère. Il a eu le bon réflexe : il nous a appelés.

Un échange de regards. Pas besoin de parler.
Crissements de pneus, sirènes hurlantes, gyrophares éblouissants, en moins d’un quart d’heure, Eliot et ses hommes sont sur les lieux du crime.

18h37
- Les gars, jetez un coup d’œil dans la maison. Eh bien, madame, qu’avez-vous à dire ?
- Inspecteur, je vous assure... Je ne comprends pas... Jamais je n’ai...
- Petit, tu maintiens bien que ta maman vient de te donner une fessée ?
- Oui, même qu’elle m’a dit qu’elle me pendait au nez depuis longtemps alors que c’est même pas vrai je m’étais mouché.
- Madame ?
- Inspecteur, cet enfant fabule...
- C'est ce que nous allons voir. Petit, baisse ton pantalon et...
- Non, Inspecteur, c'est inutile. J’avoue. Oui, je lui ai donné une fessée. Mais croyez-moi, il l'avait plus que méritée, et...
- Ne cherchez pas à vous justifier, madame. Alors les gars, vous avez trouvé autre chose ?
- Des yaourts à boire dans le frigo, chef...
- Et des boulettes de mie de pain...
- Jetées, les boulettes ?
- Non, je ne crois pas, chef : elles sont encore sur la table de la cuisine.
- Bien, confisquez-moi tout ça. Quant à vous madame...
- Inspecteur, je vous promets de ne pas recommencer. Et puis de toute façon, cette fessée... Quand je pense à celles que me donnait ma mère... Je vous garantis qu’il n’y a pas de comparaison possible.
- Madame, il ne fallait pas vous attendre à mieux : les fessées que vous achetez aux vendeurs à la sauvette sont toutes frelatées ! Pour cette fois, vous vous en tirerez avec une Injonction de Première Catégorie : vous me copierez dix fois les œuvres complètes d’Edwige Antier pour la semaine prochaine. Si ce n’est pas fait, ou en cas de récidive, je me verrai dans l’obligation de vous envoyer au coin.
- Merci de votre magnanimité, Inspecteur.
- Allons, les gars, on y va. En route pour de nouvelles aventures !

18h58
Tout semble calme dans la cité.
Pourtant, tapies au creux de mains impatientes, bien d'autres fessées sont prêtes à assaillir leurs proies jumelles et rebondies.
Mais Eliot Ledragon et ses hommes sont là.
Ils veillent.



© Amour Cuisant Chicago Team 2008
Illustration de haut de page : Eliot Ledragon et son équipe d'Incorruptibles.
Illustration de bas de page : Eliot Ledragon s'apprête à envoyer au coin une maman récalcitrante.


jeudi, avril 24, 2008

dimanche, avril 13, 2008

La gifle ?
Non, la fessée !


En 1974, la belle Isabelle recevait la gifle la plus célèbre du cinéma français : combien de spectateurs ont depuis rêvé qu’ils déposaient un doux baiser sur sa joue rougie pour la consoler ?

Mais Isabelle, qui sait si bien faire une moue boudeuse à faire fondre la banquise, avait eu droit à une autre forme de châtiment quelques années auparavant. Pour son tout premier rôle, à quatorze ans, dans le film “Le petit bougnat”,
la voilà partie bien contre son gré en colonie de vacances. Le film, un “Nos jours heureux” version années 70, offre à qui le revoit aujourd’hui, et ayant connu cette époque, un voyage dans le temps teinté de nostalgie, et permet d’assister à la naissance en direct d’une des étoiles les plus brillantes au firmament du Septième Art (j’espère qu’après une phrase comme celle-là, les Cahiers du Cinéma vont m’offrir un abonnement). Car il faut bien le dire, dès sa toute première apparition, Isabelle illumine l’écran et vole la vedette. Il y a dans “Le petit bougnat” un soupçon de truculence à la Louis Pergaud et une pointe de gouaille à la Raymond Quenaud. Isabelle n’est pas contente d’être là, d’ailleurs elle n’est pas contente tout court, et elle le fait savoir. Entre les envies de quitter le nid familial devenu trop étroit, et le sentiment amoureux naissant, ce n’est pas toujours facile de garder une humeur égale. À force de provocation, elle finit par avoir droit non pas à une gifle, mais à une fessée. Une fessée champêtre, avec pour témoins les fleurs des champs et un petit lapin étonné. Et qui fait retrouver le sourire à Isabelle après la fessée ? Le lapin, bien sûr. Vous me direz, c’est normal, avec son petit derrière blanc...

"Le petit bougnat" a été réédité il y a quelques mois en DVD.

Tout cela me donne envie de partir en vacances. Promis, si je vois Isabelle, je lui fais la bise de votre part.




jeudi, avril 10, 2008

Unissons-nous, et demain ...

À l'âge où l'on commence à lorgner vers le troisième rayon chez le marchand de journaux, j'ai un jour vu cette couverture, ce qui a aussitôt fait sérieusement accélérer mon rythme cardiaque. Comment, après cela, ne pas aimer le cyclisme ? J'ai pris mon courage à deux mains, et j'ai réussi à l'acheter en essayant le plus possible de prendre l'air du gars blasé, pas concerné, vous savez, j'achète ça, c'est pour passer le temps. Quand j'ai pu enfin l'ouvrir et le lire, j'ai dû le faire de la même façon qu'un gamin gourmand déballe à toute allure le carton de la pâtisserie qui contient le Saint-Honoré tant convoité.
Aujourd'hui encore, je trouve intacte la charge érotique de cette couverture, la beauté de la photo, son caractère provocateur, et ces deux mots, LA FESSEE, inscrits juste à l'endroit où le tissu s'arrête, et auxquels la couleur de la casquette, du titre, et des rouges baisers semble faire écho.
Union, à l'époque, affichait un ambitieux programme : la revue internationale des rapports humains. Groupons-nous, et demain, l'amour sera le genre humain ? À ce que je peux lire dans la presse ces jours-ci, plus de trente ans après, c'est toujours la guerre qui est à l'ordre du jour. Pour en revenir à Union, j'ai lu quelque part qu'à l'époque, c'était une seule et même personne qui en concevait la maquette, en écrivait les articles et en rédigeait le courrier. Je ne sais pas si cela est vrai, mais si c'est le cas, je pense que la collection de tous ces numéros, nés de l'imagination assez extraordinaire de cet auteur, pourrait faire un volume d'anthologie érotique tout à fait remarquable.
Le magazine Union a changé, mais il lui arrive encore, trop peu souvent à mon goût (je me demande ce que cela mérite), d'évoquer le jeu de paume. C'est le cas ce mois-ci, dans un article de Caroline René qui mêle érudition et humour, et dont je vous recommande la lecture. Caroline mentionne notre blog, ce qui bien sûr nous fait très plaisir. L'article est illustré de très belles photos de Red Charles, et se conclut par un sourire avec une BD mutine.


P.S. Caroline, je vous ai mis de côté un pot de confiture de roséine :-)

mercredi, avril 09, 2008

C'est un jour à rester couché

Il fait gris, il fait froid, il pleut. C'est un jour à rester couché avec un bon polar et une boîte de chocolats (pour attirer les souris gourmandes).

mardi, avril 08, 2008


Avril se découvre de plus d'un fil

Avril Lavigne n'hésite pas longtemps à nous montrer son joli postérieur. Mais à ainsi se dénuder, la jeune coquine ne risque-t-elle pas de s'enrhumer ?

mardi, avril 01, 2008

Mardi 1er Avril : début des cours de préparation à la fessée

Nous avons tous, un jour ou l'autre, entendu l'une ou l'autre de ces idées reçues :
"La fessée, je n'y arriverai jamais."
"La fessée, c'est bon pour les jeunes."
"La fessée, ce n'est plus de mon âge."
"La fessée ? Oh, mais pour ça, il faut être souple..."
"La fessée ? Oui, mais moi, je ne fais jamais de sport pendant l'année."
"La fessée ? Encore faut-il la mériter !"

Il est temps de rétablir quelques vérités.
Non, la fessée n'est pas "compliquée" techniquement. C'est même la chose la plus simple du monde.
Non, il n'y a pas d'âge pour la fessée.
Non, la fessée ne nécessite pas des performances physiques hors du commun.
Non, la fessée n'est pas réservée à des athlètes de haut niveau : elle est aussi un loisir auquel tout le monde peut s'adonner.
Oui, chacun a droit à la fessée : la vouloir, c'est déjà la mériter.

Afin de vous aider à vaincre vos hésitations et à sauter le pas, nous avons donc décidé de mettre en place des cours de préparation à la fessée. Ces cours sont ouverts à tous. Les horaires sont les suivants :

Grands débutants et débutants
Lundi - Mercredi
18h00 - 20h00
Vendredi
20h00 - 22h00

Confirmés
Mardi - Jeudi
20h00 -22h00
Dimanche
10h00 - 12h00

Les cours seront assurés par Mlle Rose de Picardie, et le professeur Shoubidoua nous fait le plaisir et l'honneur d'assurer la partie théorique.
Vous pouvez participer librement à une séance "découverte".
Tenue à prévoir : T -shirt, pantalon de survêtement ou short (facile à baisser), espadrilles.
Les inscriptions sont ouvertes.
Venez nombreux.