samedi, septembre 27, 2008

Où vont les rêves ?

Où vont nos rêves quand on les oublie ? J'aime à croire, comme Michel Jonasz l'a si bien chanté, qu'ils sont avec nos amours perdues, "au cœur de la nuit, derrière la lune suspendue". Nous avons tous fait l'expérience d'un réveil au petit matin, au sortir d'un rêve dont le souvenir semble net comme une séance de cinéma, et dont la magie s'évapore à mesure qu'on cherche à le traduire en mots. Et puis soudain il n'est plus là, la porte s'est définitivement refermée, on l'a oublié. Peut-être Shuji Terayama a-t-il trouvé le moyen de sauvegarder la magie, en traduisant ses rêves non pas en mots, mais en images ? Peut-être est-ce cela que l'on voit dans ses photographies ou ses films : ses rêves, qu'il a su saisir avant qu'ils ne s'évaporent ? Une promenade parmi ses images, c'est une promenade dans une forêt mystérieuse. Il y a bien longtemps, le magazine Zoom nous avait permis de découvrir quelques extraits de "La photothèque imaginaire", et ce fut la révélation d'un érotisme onirique tout à fait original, teinté d'un humour à la Monty Python. Le livre est aujourd'hui à peu près introuvable. Et c'est là que nous pouvons dire un grand merci, d'abord à Internet, et ensuite, merdre ! de par ma chandelle verte ! au
Père Ubu, qui nous offre ce qui n'est sans doute pas loin d'être l'intégrale de l'album en images haute définition. Avec en prime l'accès à de nombreux films du même auteur. Un conseil : si vous voulez ressortir de la forêt et revenir ici nous donner vos impressions, n'oubliez pas de semer des petits cailloux le long de votre chemin. Attention, pas de miettes de pain : ç'est prouvé, ça ne marche pas !

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