mardi, mars 31, 2009

Douce Stacey
Douce Joie
Douce France

Si Stacey Kent passe par chez vous, surtout, ne manquez pas d'aller l'écouter.Elle chante magnifiquement bien, accompagnée par un quartett talentueux. Elle est amoureuse. Elle est heureuse. Elle parle de sa joie, et sa joie est communicative, une joie swing à la Gus Viseur. Elle en parle en français, car Stacey Kent aime la France, sa langue et ses chansons. Cette France qu'on a un peu du mal à reconnaître en ce moment, plongée dans l'affairisme, la cupidité et le cynisme, avec ses dirigeants qui ne se déplacent plus que dans des villes en état de siège, à l'ombre de forêts d'uniformes. Auraient-ils peur du peuple ? On en finirait par oublier que ce n'est pas cela, la France. Non, la France, c'est heureusement autre chose. C'est entre autre les chansons que Stacey chante avec tant de bonheur, les chansons de Serge Gainsbourg, de Pierre Barrouh, de Charles Trenet, de Keren Ann. Et ça fait du bien, tellement de bien de se le rappeler. Grâce à Stacey Kent.
Merci, Stacey.

dimanche, mars 29, 2009

À bicyclette
(J'oserai, j'oserai... demain)

On était tous amoureux d'elle
On se sentait pousser des ailes
À bicyclette
Sur les petits chemins de terre
On a souvent vécu l'enfer
Pour ne pas mettre pied à terre
Devant Paulette

Faut dire qu'elle y mettait du cœur
C'était la fille du facteur
À bicyclette
Et depuis qu'elle avait huit ans
Elle avait fait en le suivant
Tous les chemins environnants
À bicyclette

Pierre Barrouh - À bicyclette (extrait)

vendredi, mars 27, 2009

Le vendredi, c'est permis.

Un grand Elle-dromadaire national nous présente cette semaine la bibliothèque idéale de ce chameau de Stéphane Guillon. En général, dans ce genre d'exercice, les interviewés assurent avoir à portée de main sur leur table de nuit Diderot ou Shakespeare, après tout ils savent bien que personne n'ira vérifier. Mais Stéphane Guillon, lui, n'a pas peur d'assumer : sur sa table de nuit, à portée de main, c'est l'incontournable "Éloge de la fessée" de Jacques Serguine qui a trouvé sa place. Il nous précise même que l'édition de poche "prend peu de place" et "peut donc cohabiter avec d'autres accessoires." Il ne nous dit pas s'il suit les préceptes de ce délicieux petit guide à la lettre, auquel cas, la fessée, c'est pour aujourd'hui. Bon, moi, j'avoue que je ne suis pas trop pour ce genre de programmation, mais après tout, mercredi jour de ciné, jeudi jour de marché, vendredi jour de fessée, cela peut se concevoir, et en tout état de cause cela ne nous regarde pas.

Stéphane, si tu te fais virer de France Inter, il y aura toujours une soupe chaude pour toi à la rédaction d'Amour Cuisant.

mercredi, mars 25, 2009

MESSAGE PERSONNEL

Ce message s'adresse à Mélie. Si vous n'êtes pas Mélie, ne lisez pas plus loin. Je vous fais confiance.


Mélie,
Il y a quelques semaines, persuadée que des lecteurs indélicats t'avaient volé tes chaussures, tu as cédé à la colère et tu as claqué la porte de ton blog. Depuis, c'est cette porte close qui attend les visiteurs venus te voir du monde entier. Exemple pas plus tard qu'hier : Riquet à la Houppe m'a raconté avoir vu trois cars de touristes venus de NAMUR tout exprès pour visiter ton blog. Ils sont repartis dépités vers les brumes du Nord, mais en se promettant de revenir la semaine prochaine.
Mélie, j'ai une grande nouvelle pour toi. Tes chaussures n'ont pas été volées : elles étaient tout simplement... sous le canapé du salon ! C'est Uno qui les a retrouvées, et comme tu vois, elles sont sous bonne garde. Tu n'as plus aucune raison de bouder. Tout le monde t'attend avec impatience. Reviens-nous vite !
Un amiki vouveudubien.

Uno, donne la chaussure à papa... Uno, la chaussure... Tiens, Uno, le su-sucre... Oui mais donne la chaussure, tu as pris le sucre, tu dois me donner la chaussure... Uno, s'il-te-plaît... Ne sois pas ridicule... Donne la chaussure... Allez... Uno...

Photographie : Peter Lippmann

mardi, mars 17, 2009

Théorème de Pete Aggor appliqué à la mode :

Le carré d'un triangle cubique est égal au double de la surface corrigée. Approximativement.


P.S. La direction décline toute responsabilité en cas d'application du théorème sans échauffement préalable.
P.P.S. Aucune réclamation ne sera reçue après 18H00.
P.P.P.S. Attendez l'arrêt complet du manège pour monter dans les voitures ou en descendre.
P.P.P.P.S. Évacuez impérativement la piste au coup de Klaxon.
P.P.P.P.PS. Les jetons ne sont ni repris, ni échangés.
P.P.P.P.P.P.S. Merci à Brigitte Niedermaier pour cette belle photographie, et à Delphine Treanton pour la réalisation de l'image.
P.P.P.P.P.P.P.S. Merci à Dolce pour sa douceur et à Gabbana pour sa cabane au Canada.
P.P.P.P.P.P.P.P.S. Attendez-vous à une interrogation écrite la semaine prochaine.

dimanche, mars 15, 2009

dimanche, mars 08, 2009

Rose, c'est la vie

Il y a peu, chez le marchand de journaux, alors que je cherchais parmi les revues scientifiques les plus exigeantes et les plus ardues de quoi calmer mon inextinguible soif de savoir, voilà-t-y pas que j'ai l'heur de découvrir, tout à fait par hasard, entre "Nature" et "Ciel et Espace", un magazine tout de rose vêtu, et consacré au ciel lui aussi, mais au septième du nom ! Aussitôt je m'en empare, l'acquiers et chez moi le rapporte dare-dare. Quelle surprise est la mienne, lorsque j'en entreprends la lecture, de découvrir un article fort bien troussé d'une certaine Rose Étienne, article consacré aux joies simples de la fessée amoureuse. La presse voit la vie en rose : le printemps n'est pas loin, cela ne fait désormais plus de doute.
Il me plaît d'imaginer que le rouge est venu aux joues de Rose lorsqu'elle a écrit cet article.

jeudi, mars 05, 2009

La piste aux étoiles

Il y a peu, un restaurateur a refusé l'étoile que lui avait décernée un guide rouge réputé. Pour ce chef, la seule rosette qui vaille est celle qui est servie sur assiette. Non, il ne changera pas sa vaisselle, non, il ne changera pas la déco de son restau, non il ne changera pas sa carte, non, il ne changera pas ses prix. Son plaisir, à lui, c'est d'être au piano, de faire la cuisine, de régaler sa clientèle, et pas de répondre "présent" à la distribution des prix. Bref, un homme libre, qui croit en sa bonne étoile et n'en demande pas d'autre.

Et à propos de piano, en musique aussi, il y a toutes sortes d'étoiles. Il y a celles que veulent nous vendre télés et radios : cela va du météorite qui ne chante qu'un été à la supernova dont on ne sait plus très bien si elle appartient à la galaxie musicale ou à celle du business. Et puis il y a des étoiles plus discrètes, qu'il faut aller chercher là où le ciel est bien clair, bien dégagé. Des étoiles qui n'intéressent pas les financiers du show-biz, et qui ne passent ni à la télé, ni à la radio. Ce qui ne les empêche pas de briller. Comme par exemple Laurent Desmurs et Éric Bouvelle, qui ont enregistré à quatre mains et deux pianos dont un à bretelles un disque magnifique. Un disque au répertoire aussi extensif qu'un soufflet de boîte à frissons : retrouver des maîtres de l'accordéon, comme André Astier et Joé Rossi, ou, sur le versant swing-musette, Jo Privat et Louis Corchia, n'est pas fait pour étonner. Mais il est moins banal de les voir côtoyer Bizet, Glébov et Liszt. Écouter ce disque, c'est un petit voyage dans les étoiles qui permet de découvrir aussi deux compositions d'Éric Bouvelle, dont on attend les suivantes avec impatience. Un voyage étincelant qui vous fait passer du "Prélude n°2 en ut mineur" de Jean-Sébastien Bach à "Oblivion" d'Astor Piazzola, le plus naturellement du monde. Un voyage que je vous recommande chaudement.

Illustration : Barbara Tutino

mardi, mars 03, 2009

Porter la coiffe de chef rebelle... Faire un pow-wow dans le wigwam... Fumer le calumet de la paix... Jouer à Peau Rouge !

Photographie : Jan Welters