jeudi, octobre 22, 2009

Wie einst, Titi Marlène

Elle a la gouaille d'un titi parisien et l'impertinence de Zazie.

Marlène, amoureusement pétillante face à Bébel dans "Les mariés de l'An Deux".

Marlène, candidement torride face à Charles Bronson dans "Le passager de la pluie".
Marlène, délicieusement insupportable face à Jean-Claude Brialy dans "Julie pot-de-colle".

Marlène Jobert est, paraît-il, pour les français, la "grand-mère idéale".
Marlène, vous êtes certainement une grand-mère idéale, mais vous êtes aussi, aujourd'hui comme hier, la plus charmante des chipies de notre grand écran.

jeudi, octobre 15, 2009

dimanche, octobre 11, 2009

Nuit polaire

Si vous habitez le Jardin de la France, offrez-vous une visite au Muséum des Sciences Naturelles d'Orléans. Flânez de salle en salle, découvrez les collections remarquablement mises en valeur. Ne manquez pas le Cabinet de Curiosités, qui semble tout droit sorti d'un livre de Mary Shelley. La visite s'achève, last but not least, par l'exposition temporaire "Nuit polaire", qui vous plonge dans quatre mois de dérive dans "le dernier monde imaginaire", un monde de nuit et de glace, à bord de la goélette polaire Tara, à travers les magnifiques photographies de Vincent Hilaire.
Et si, comme mon ami Georges d'Australie, vous habitez un peu trop loin pour vous offrir le voyage, vous pouvez découvrir le livre de l'exposition
  • ici.
  • mardi, octobre 06, 2009

    Éloge de la crème anglaise

    Lorsque l’on évoque les plaisirs de la table à la mode britannique, viennent à l’esprit, entre autres, les fish and chips, les sandwichs au concombre, la tourte aux poireaux, le Christmas pudding, les tendres scones arrosés d’une réconfortante gorgée de thé, les muffins agrémentés de lemon curd, le honey pie remasterisé et, naturellement, la crème anglaise. Cette dernière mérite tous les éloges. Qui ne s’est pas régalé d’une bouchée de fondant au chocolat baignée de crème anglaise ne sait rien de la vie. Mais attention, il en va de la crème anglaise comme du thé : bien la déguster requiert un certain cérémonial. Les deux charmants sujets de Sa Très Gracieuse Majesté que nous voyons ici sont justement sur le point de se livrer à une telle dégustation. Vous remarquerez que ces demoiselles se sont préalablement livrées à de savants préparatifs afin de goûter pleinement aux plaisirs de cette saine gourmandise. Vous remarquerez également, en observant attentivement ce tableau, que contrairement à une idée reçue en vogue à Chantilly, la crème anglaise supporte elle aussi très bien d’être fouettée !
    Ne manquez pas de retenir ce détail, qui fera la joie et l’étonnement de vos amis.

    La photographie des deux gourmandes est empruntée à un ancien numéro d'un magazine britannique réputé, qui a beaucoup fait pour la promotion de la gastronomie et des arts de la table aux couleurs de l'Union Jack. Le nom du photographe n'était pas mentionné.
    Le texte est extrait du livre d'Amour Cuisant et Ginger Ale : "Les délices d'Albion", à paraître aux éditions Sugar Cane.

    jeudi, octobre 01, 2009

    Lettre ouverte à Christina Pluhar et Laurent Voulzy, qui ne la liront probablement jamais.

    Chère Christina,
    Cher Laurent,

    D'abord, je dois vous dire que je suis un de vos admirateurs. Toi, Laurent, ça fait une paye que je te connais, alors je me permets de te tutoyer. Vous, Christina, je vous ai découverte il y a quelques années, au festival de Sully-sur-Loire, où vous avez donné avec votre ensemble "L'Arpeggiata" un spectacle éblouissant. Mais je bavarde, je bavarde, et je vois que vous vous impatientez. Donc, venons-en au fait. Figurez-vous que, comme je vous aime bien, j'achète vos dixes. Oui, question de génération, je ne suis pas friand de ces morceaux compressés que l'on peut glaner sur la toile, je préfère les dixes. Par exemple, Christina, j'ai acheté en 2006 "Los Impossibles". Je me suis régalé et je me régale encore à l'écouter. Et voilà qu'il y a quelques jours, en flânant dans les allées d'un magasin de dixes, j'en vois un qui s'intitule
    "Los Impossibles". "Tiens," me dis-je, "je connais ce titre." Je prends le dixe, en étudie le programme : pas de doute, c'est bien le même, avec une autre photo de couverture. Le même ? Ah non, pas tout à fait : il y a quatre titres nouveaux sur le CD. Donc, si je veux ces quatre titres sur CD, il faut que je rachète les quinze autres avec.
    Génial, Christina ! Tout simplement génial !
    Je dois vous dire, Christina, que Laurent est encore plus fort que vous. Lui, en général, c'est un seul titre inédit qu'il ajoute à une compilation ou à un disque déjà paru. Prenez "Avril", par exemple. Quand il est sorti, Laurent, ton disque, je l'ai tout de suite acheté. Et je ne l'ai pas regretté. Jusqu'au jour, ce devait être deux ou trois mois plus tard, où j'ai retrouvé dans les bacs le même "Avril", enfin pas tout à fait le même, puisque tu avais habilement ajouté un titre, un duo avec Alain Souchon, artiste que, tu t'en doutes, j'apprécie également beaucoup. Tu ne peux pas savoir comme cela m'a fait plaisir de voir que tu avais d'aussi bonnes idées commerciales.
    Christina, Laurent, dites : tous ces gens comme moi, qui vous aiment bien et qui continuent imperturbablement à acheter vos dixes, vous n'avez pas l'impression, tous les deux, que vous les prenez un peu pour des ons ?
    Votre dévoué,
    Amour Cuisant