dimanche, janvier 29, 2012

Au temps des Peaux-Rouges

En ce temps-là, la fessée faisait partie de l’environnement domestique au même titre que l’huile de foie de morue, ce que reflète bien sa représentation dans la quantité pléthorique de documents (publicités, cartes postales, etc...) reproduits dans ce livre. Représentation sur le mode humoristique dans la plupart des cas, le premier degré n’étant tout de fois pas absent et parfois même légèrement dérangeant. L’écrasante majorité des documents est d’origine anglo-saxonne au sens large, ce qui n’est sans doute pas sans signification. On y découvre cependant un étonnant bas-relief du château de Blois qui démontre s’il en était besoin que ce geste maternel marque l'esprit des artistes depuis belle lurette, ce qui n'a rien d'étonnant vu son caractère éminemment pittoresque. Pour en revenir à l'ancrage anglo-saxon des sources de ce livre, je ne me rappelle pas avoir vu dans mon enfance des publicités pour des produits courants tels que Vérigoud, Pschitt ou Mistral Gagnant mettant en scène la "fessée domestique" : sa représentation est d’ailleurs rare en France dans l’imagerie populaire, et dans le domaine publicitaire cette représentation fait plutôt référence sur le mode égrillard à la fessée amoureuse. Il reste que ce livre vaut le détour, ne serait-ce que pour son illustration de couverture, qui est d'ailleurs sans doute la plus joyeusement piquante de la collection offerte au lecteur.

Amour Cuisant joue au "Masque et la Plume" 2012.

samedi, janvier 07, 2012


Pincemi et Pincemoi

Qu’est-ce qu’un film charmant ? Un film qui a du charme. Ou plutôt qui a un charme, au sens magique du terme. Une magie sans ostentation, qui se contente par exemple de vous faire passer de l’autre côté de l’écran grâce à quelques artifices qui font se croiser le rêve qu’est le film et la réalité du spectateur. C’est ce charme-là qui est à l’oeuvre dans “Le nom des gens”, où l’on retrouve des personnages et des ambiances de la vraie vie qui sont là pour nous ouvrir la porte de l’histoire et nous inviter à entrer. Tiens, on croise même Jospin, qui a sans doute été en politique aussi rare que les canards mandarins le sont sur l’Ile Adorée, puisqu’il est le seul à avoir pris le risque d’ouvrir les portes des placards auxquelles on est prié de ne pas toucher, et c’est sans doute ce qui lui a valu de se faire évincer avec le concours actif de ses “bons amis”. Bons amis qui ont dû pousser un “ouf” de soulagement en le voyant quitter définitivement la mare dont il avait commencé à troubler l’eau. Et tant pis pour la république. Mais là n’est pas le sujet du film, quoique... Alors le sujet du film, c’est quoi, nom d’un petit canard mandarin ?


C’est Pierrot la Lune/Jacques Gamblin/Pincemi
qui marche sur les nuages et qui se brûle aux étincelles d’Esmeralda/Sara Forestier/Pincemoi. Poésie pétillante et érotisme décalé saupoudrés d’humour, le tout servi au deuxième degré bien chaud. Et même au troisième si vous voulez.

À table !





Amour Cuisant qui vous souhaite une bonne année 2012.

Photographies : auteur(s) inconnu(s)