dimanche, février 14, 2016




 Remède à la mélancolie

  C’est le titre (clin d’œil à Ray Bradbury ?) d’une émission de radio dont l’invité(e) est convié(e) à présenter aux auditeurs ses propres remèdes à la mélancolie. En guise d’ouverture, on lui demande de traduire son état d’esprit, avec une condition : ne pas employer de mots. Certains soupirent, d’autres chantonnent, d’autres imitent un souffle de vent, ou pianotent sur la table avec leurs doigts. Puis on parle de la mélancolie, de sa perception. Et on en vient aux remèdes, qui sont, rien d’étonnant, toujours un peu les mêmes, les livres, la musique, les amis, les voyages, un verre de vin, un bon petit plat, l’amour bien sûr, celui que l’on chante, celui que l’on fait.
   Je crois que pour traduire mon état d'esprit à l’ouverture d’une telle émission, j’applaudirais.
   Parmi les remèdes à la mélancolie, je citerais certainement un matin de printemps traversé par le chant d’une mésange, l’air doux d’une soirée de printemps traversé par le chant d’un merle, une salade printanière arrosée d’un verre de vin d’Anjou, la trompette - ou la voix ! - de Chet Baker sur un vinyle et tant pis si cela craque un peu, “Wight is Wight” que l’on chante avec quelques copains, le violoncelle - ou la voix ! - d’Avishaï Cohen, un vieux polar de James Hadley Chase que l’on s’envoie comme une tasse de café noir.
   Et l’amour.
   Et puis Lili qui chante la fessée façon papillon de nuit : la caresse de la main nue sur les fesses nues de l’amante. Une caresse légère et douce comme la soie, ou sonore et brûlante comme l’orage. Oui, je crois que la fessée est un excellent remède à la mélancolie. Peut-être parce-qu’elle est pulsion de vie, gonflée d’une jubilation essentielle. Elle a la magie d’une eau de jouvence : la fessée est la seule caresse dont la brûlure est rafraîchissante !
   Et c’est une belle idée de cadeau pour la Saint-Valentin.

vendredi, février 05, 2016



Raiforme de Laure Tograff

- si tu con tinu aha rachai lai naine ufar    tuo ra hune phaiçai !  
- nan jan norai pa passke la sedie et le "ph" sa egziste maime plu ¡

Photographie : empruntée à un monde sensuel disparu ?